Mon expérience
Le monde de l’édition est une jungle !
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Difficile de se faire connaître, malgré des qualités rédactionnelles reconnues, lorsque l’on est citoyen lambda. Les grandes maisons d’édition, dites à compte d’éditeur, ont des critères de sélection draconiens ; il faut savoir par exemple que sur une moyenne de 500 manuscrits reçus mensuellement, moins de 5 sont édités ! L’une d’elles me confiait récemment que j’avais certes une plume plus habile que certaines célébrités, mais que ces dernières avaient néanmoins le nom qui positionne déjà, avant parution, la barre à 100000 exemplaires. Alors, à moins d’être le surdoué Guillaume Musso, difficile d’entrer dans la cour des grands ! |
Pour autant, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de talent !
J’en veux pour preuves les nombreux messages de félicitations et autres encouragements reçus, de la part d’un public constitué de parents, d’amis, mais aussi de parfaits inconnus (qui ne sont pas obligés de venir vous congratuler s’ils n’apprécient pas ce que vous faites !), après la parution de mes deux premiers ouvrages : un essai en 2005 et un premier roman en 2007. Ces deux livres ont été publiés par des maisons d’édition dites à compte d’auteur, c’est-à-dire que vous avez à payer la maquette de votre livre (plusieurs formules d’éditions ; facilement plus de 2000€, avec régulièrement des frais supplémentaires pour renouveler la parution sur catalogue) et l’éditeur se charge du reste, normalement !
| En effet, sur les brochures publicitaires que vous recevez à la maison après l'avoir contacté, vous avez l’assurance d’être publié dans plusieurs pays francophones, avec le soutien et l’efficacité prouvée d’une équipe commerciale dont la moyenne des ventes se situe entre 3000 et 5000 exemplaires. Avant la signature du contrat qui vous lie à lui pour deux ans, vous avez le directeur de la maison d’édition au bout du fil deux à trois fois par semaine, lequel vous assure que son comité de lecture, réputé très très sévère, a été littéralement emballé par vos écrits, que sa volonté de travailler avec vous est farouche et que votre livre se vendra bien, c’est une certitude. Il va même jusqu'à vous promettre un stand sur les différents salons du livre, en France comme à l'étranger. | ![]() |
Ou plutôt reçoit 5 commandes, car le service après-vente est inexistant ! Et bien que l’euro circule largement dans les autres pays francophones dans lesquels votre livre est supposé à la vente, vous ne voyez pas même l’ombre d’une pièce étrangère ! Quant aux salons du livre, si vous y mettez les pieds, c'est en spectateur, et parce que vous l'avez décidé vous-même !
Alors stop ! Je dis stop aux arnaques !
Si vous vous reconnaissez dans ce texte, ou même si vous souhaitez accéder à l’édition pour la première fois, j’ai beaucoup mieux à vous proposer.
Dans une totale transparence, je ne vous parle pas de milliers d’exemplaires vendus, mais simplement du plaisir d’écrire, de celui d’être lu (même si vous n’atteignez pas les chiffres qui font rêver) et de rentrer largement dans vos frais, puisque vous allez même gagner un peu d’argent.
Blasé par mes expériences personnelles, j’ai décidé de créer ma propre maison d’édition, avec un concept réellement au service de l’auteur. J’en suis le directeur, le comité de lecture, le gestionnaire et le secrétaire. Ce qui est bien suffisant !

